Depuis le 30 novembre 2001

D'un âne et une charrette à toute une région

Vingt-cinq ans d'histoire ont commencé par un cadeau tout simple. Voici comment un geste isolé, en 1986, est devenu une association reconnue d'utilité publique.

Une correspondance qui dure seize ans

En 1986, nous décidons d'offrir un âne et une charrette à une famille du Burkina Faso, à travers un parrainage proposé par l'association "La Goutte d'Eau". Quelques semaines plus tard, un courrier arrive d'Alain, un jeune de cette famille qui sait écrire. Il nous remercie pour l'âne et la charrette, très utiles pour les transports du quotidien, et nous demande de nos nouvelles.

Une correspondance s'engage entre Alain et Nicole, qui va durer seize ans. Au fil des lettres, on apprend qu'Alain a étudié au Niger, qu'il s'est marié, puis qu'une petite Grâce est née de cette union.

Le voyage de 2001

En 2001, nous décidons d'aller à la rencontre d'Alain et de sa famille, qui vit à Fada N'Gourma. Trois semaines d'immersion dans le pays, en sa compagnie, pour le découvrir et pour qu'il le découvre lui-même par la même occasion. Nous visitons l'ouest, jusqu'à Bobo-Dioulasso, puis Orodara où vit une amie de Genève, avant de remonter vers Ouagadougou puis Kaya, et d'arriver enfin à Fada N'Gourma.

Invités un soir à manger chez Alain, nous découvrons un logement réduit au strict minimum, et le tô, leur nourriture essentielle, que nous avons beaucoup de mal à avaler. Alain propose alors de nous conduire jusqu'à Mahadaga, à l'extrême est du pays, à la frontière du Niger : la région d'origine de sa famille. Nous y retrouvons la charrette du parrainage de 1986. L'âne, lui, a rendu l'âme depuis un certain temps.

De retour à Fada, nous descendons vers la province de Kompienga, au sud-est, non loin de la frontière du Togo. Là, Alain dispose d'un terrain qu'il aimerait cultiver avec son cousin.

Le premier pas

Nous en discutons avec Alain et son cousin. Ils nous demandent s'il est possible de les aider à se procurer quelques outils, deux boeufs et un soc de charrue pour labourer le champ. Quand nous répondons à cette première demande, nous ne savons pas encore où cela va nous mener.

De retour en Suisse, nous décidons de fonder notre association. Nous l'appelons "La Boule de Neige", parce qu'elle est destinée, après ce premier pas, à grossir et à aider d'autres personnes, grâce à nous, mais aussi grâce à l'aide de nos amis, de nos communes et de fondations diverses. C'est ainsi que nous avons réussi à réaliser toutes ces actions pour nos amis burkinabè.

Depuis ce premier pas, l'association a participé à l'essor de toute une région : apport de matériel agricole lourd, construction d'un collège pour des jeunes de 12 à 15 ans, d'une école primaire avec jardin d'enfants, et bien d'autres projets menés avec nos partenaires locaux.

Aujourd'hui

Quatre axes d'action

Nous intervenons au Burkina Faso dans les domaines de l'agriculture, de l'eau, de l'éducation, du développement rural et de l'aide humanitaire durant les famines, toujours en collaboration étroite avec des partenaires locaux qui partagent nos valeurs.

Eau

Construction de forages : accès à l'eau potable, à l'irrigation des cultures maraîchères.

Éducation et scolarisation

Aide à la scolarisation à Mahadaga et dans l'est du pays, construction d'un collège à Kompienga et d'une école primaire dans un quartier périphérique de Ouagadougou, formation professionnelle en coupe-couture à Fada.

Développement rural

Appui à l'agriculture, au maraîchage, à la plantation d'arbres et au monde avicole.

Aide humanitaire

Réponse d'urgence et distribution alimentaire pour les personnes déplacées et vulnérables.

Notre façon de travailler

Une association à taille humaine

Notre but est d'amener les personnes que nous soutenons vers leur autonomie à long terme, en les accompagnant dans leur parcours plutôt qu'en décidant à leur place. Nous privilégions l'implication de ressources humaines locales dans la mise en oeuvre des projets, et nous cherchons à renforcer les compétences techniques et le leadership de nos partenaires sur place.

Nous rencontrons nos partenaires chaque année en automne, au Burkina Faso. Nos frais de fonctionnement sont réduits au strict minimum, et l'accompagnement lors de nos voyages est entièrement à notre charge : aucun franc de don ne sert à financer nos déplacements.

L'association est reconnue d'utilité publique, et vos dons sont déductibles des impôts.

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